Le sommeil de mon enfant, de ma tête à mon cœur

par Karolann & Krysta

Enceinte, j’avais l’impression de plutôt bien comprendre et d’être outillée quant au sommeil des petits.

À ce moment, j’avais en tête toutes sortes d’informations : je connaissais les possibilités de stretch de sommeil, les trains de sommeil, les perturbateurs, les facilitateurs et autres. Je me souvenais des conversations passées avec des amies mamans et j’avais aussi lu des trucs sur Google et les réseaux sociaux. Oh! que je savais que je devais déposer bébé somnolent, mais éveillé.

Et là, je suis devenue maman.

Même si mon accouchement ne s’est pas déroulé comme je l’aurais souhaité, j’ai fait la plus belle rencontre de ma vie. Ma petite fille. J’ai vécu à la fois une vague d’amour intense et à la fois une grande peur de ne pas être suffisante.

Elle était magnifique : très alerte, très moteur, très souriante, très facilement irritable, très… très sensible. Elle avait un grand besoin de tout, sauf de dormir.

Même si je connaissais les indices de fatigue d’un bébé, ouf que le temps entre son indice (difficilement détectable) et sa crise de fatigue était hum… presque inexistant. J’ai longtemps été prise dans ma tête à chercher quoi faire, quoi modifier dans sa routine pour améliorer son sommeil, quels rideaux (très) opaques acheter pour l’aider à enchaîner ses cycles de 45 minutes. Avec le recul, je réalise maintenant que j’étais bloquée dans mes émotions et mon désir de contrôle et de changement.

Et l’écart entre mes attentes et la réalité ne s’est pas arrêté là… Ma petite avait deux ans et j’étais encore une fois surprise (et un peu frustrée) par son sommeil. Ma petite orchidée ne s’endormait pas rapidement et continuait de se réveiller la nuit (alors que j’aurais souhaité que non!).

Ma bienveillance et ma routine ultra constante, claire et cohérente ne semblaient pas suffisantes pour qu’elle s’endorme rapidement (ou du moins en quelques minutes, comme j’aurais aimé!).

Bien qu’elle connaissait très bien les étapes avant le dodo, ouf qu’elle faisait tout pour les fuir! J’ai vu beaucoup de résistance, d’agitation et de cris.

Un peu prise au dépourvu, j’ai parfois menacé mon enfant de quitter la chambre et j’ai haussé le ton. Mais, chaque fois, je réalisais que ça n’aidait pas mon enfant à se déposer plus rapidement. Je ne souhaitais pas que mon enfant s’endorme d’une place de peur.

À ce moment, j’ai compris que ma petite avait besoin de plus de connexion avec moi pour l’apaiser et l’amener vers une place de repos. J’ai compris que le plus important pour aider ma petite (et moi-même) était d’aller au-delà des connaissances et du concret : vers les émotions de mon enfant et les miennes.

Avec cette compréhension s’est installée une confiance en moi et en mon pouvoir de miser sur notre relation pour protéger la santé émotionnelle de mon enfant.

Karolann Robinson, D.Psy.

Krysta Letto, M.Sc.

 

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